mardi 3 décembre 2013

A chaque jour suffit sa peine

Chaque semaine compte deux jours pour lesquels nous ne devrions
pas nous faire de souci, deux jours où il ne nous faudrait
connaître ni crainte, ni appréhension.

Le premier jour, c'est hier, qui porte le fardeau de ses soucis,
de ses erreurs, de ses fautes, de ses bévues, de ses souffrances
et de ses chagrins. Hier nous a échappé à tout jamais. Tout l'or
du monde ne pourrait le faire renaître. Nous ne pouvons défaire
les actes accomplis, les paroles prononcées.
Hier est un jour révolu.

L'autre jour qu'il convient de mettre à l'abri des soucis, c'est
demain, plein de grandes promesses, de piètres résultats, de
malheurs possibles et de fardeaux. Demain échappe à notre emprise.
Le soleil se lèvera inexorablement dans la splendeur ou derrière
un voile de nuages. Jusqu'à son lever, nous ne pouvons miser sur
rien, puisque demain n'a pas vu le jour.

Il ne nous reste donc qu'aujourd'hui. Tous nous pouvons livrer
bataille pendant une petite journée. Nous ne faiblissons et ne
chavirons que si le poids d'hier et de demain - ces deux
terribles éternités - s'ajoutent aux inquiétudes d'aujourd'hui.

Ce ne sont pas les expériences d'aujourd'hui qui nous désespèrent,
c'est l'amertume du remords de la veille et la crainte de demain.

À CHAQUE JOUR SUFFIT SA PEINE !