jeudi 12 avril 2012

La jarre abîmée

La jarre abimée

Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres,
suspendues aux deux extrémités d'une pièce de bois
qui épousait la forme de ses épaules.

L'une des jarres avait un éclat, et, alors que
l'autre jarre conservait parfaitement toute son
eau de source jusqu'à la maison du maître,
l'autre jarre perdait presque la moitié de sa
précieuse cargaison en cours de route.

Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour,
le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi
d'eau à chacun de ses voyages.

Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection
et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à
accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

Au bout de deux ans de ce qu'elle considérait comme
un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa
au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."

"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"

"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison
d'eau à notre maître, pendant ces deux ans, à cause de
cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais
tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre
maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la
reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et,
plein de compassion, répondit: "Pendant que nous
retournons à la maison du maître, je veux que
tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin".

Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin,
au long de la colline, la vieille jarre vit
de magnifiques fleurs baignées de soleil sur
les bords du chemin, et cela lui mis du baume au coeur.
Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours
aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d'eau dit à la jarre T'es-tu rendu compte
qu'il n'y avait de belles fleurs que de ton côté,
et presque aucune du côté de la jarre parfaite ?
C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau,
et j'en ai tiré parti.

J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin,
et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.

Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques
fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi,
jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses.


Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures,
des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées.

Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse,
d'autres ne brillent pas par leur intelligence,
d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres,
certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement,
mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent
nos vies intéressantes et exaltantes.

Vous devez prendre les autres tels qu'ils sont, et voir
ce qu'il y a de bien et de bon en eux.
Il y a beaucoup de positif partout.

(Auteur inconnu)